LA SÉQUENCE DE PHRASES QUI CHAMBOULE TOUT

Au Conseil National des FCBE pour entériner le choix de Lionel ZINSOU, un message, pas des moindres, a été tenu. Torse bombé, les hommes liges parlent d'une "intervention très ovationnée" du Ministre François ABIOLA. Soit.

Loin de cette réjouissance expansive qui cache un malaise, le discours du Ministre François ABIOLA a le mérite de révéler le coup en fomentation. La couleuvre est, bel et bien, du Président Boni YAYI.

En tout cas, voici une séquence des propos du Ministre François ABIOLA: "Il fallait convaincre les uns et les autres que c'était le choix du Chef de l'Etat et que mon parcours avec le Chef de l'Etat ne me permet pas de brouiller les cartes aux derniers moments". Tout est clair. C'est limpide à boire et bon à décrypter. Il n'a pas mâché les mots. Il dit bien : LE CHOIX DU CHEF DE L'ETAT.

Et le Ministre ABIOLA poursuit dans son franc parler : " Qu'on arrive à convaincre les extrémistes qu'il convient de regarder dans cette direction". Que reste-t-il encore à comprendre de cette intervention? Qu'en est-il du choix des mots utilisés? Ne dit-on pas souvent que le ton fait la chanson? François ABIOLA a déjà averti.

Cette tromperie extraordinaire autour d'une désignation n'est pas sans rappeler le récent débat autour de la révision de la constitution. En son temps, les successifs messages des caciques du pouvoir faisaient croire à l'abandon dudit projet. Une frange du peuple était sous hypnose. Et vlan! A la veille des élections législatives passées, la révision de la constitution est devenu un terme de campagne des FCBE.

A une différence près, le pot aux roses est aujourd'hui découvert avant même d'affronter la prochaine élection présidentielle. Que faire maintenant?


Justin AMOUSSOUDÉCIDER DE TOUT COMME BOKASSA

Connaissez vous un peu l'histoire de BOKASSA? Je vous en révèle un pan lu dans le livre "50 ANS DE JOURNALISME" du journaliste Jacqes CHAPUS. Jean-Bédel BOKASSA, c'est l'ancien Président centrafricain qui décide de tout. Même de comment ses compatriotes vont sourire ou pleurer. Je n'exagère pas.

"En 1962, il devient chef d'état-major. Le 1er janvier 1966, il renverse son propre cousin, Dacko, et se nomme président de la Républque. Il entre dans la légende en s'attribuant la présidence à vie, puis le titre de maréchal. On ignore le nombre de ses femmes, mais lui n'hésite pas à se faire photographier avec ses vingt-quatre enfants.

C'est lui qui décide de tout. Rien de lui résiste, rien ne lui échappe. Il régit tout : il fixe le prix des repas dans les restaurants et les hôtels, décide du tarif des consultations médicales, du prix de la mokaf, la bière locale, et de celui des bonbons. Il veut être omniprésent, omnicient..."

Justin AMOUSSOU

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