LE DÉPUTÉ GILDAS AGONKAN FACE AU MUTISME POLITIQUE AMBIANT: « LES FORCES POLITIQUES ELLES-MÊMES SE RECHERCHENT »

Comment pourrait être analysé le silence de la classe politique face aux actions du gouvernement? A chacun sa loupe. Le député Gildas AGONKAN a son décryptage. Sur le plateau de Canal 3 dans la soirée de ce jeudi 24 novembre, l’élu RB de la 23ème circonscription électorale n’y voit pas une démission mais plutôt un rééquilibrage politique. « Nous sortons d’une élection présidentielle qui a ses réalités totalement différentes de tout ce que nous avons connu par le passé », a-t-il soutenu. Selon lui, cette élection a mis entre parenthèses les partis politiques au profit de la valorisation des hommes d’affaires.

«C’est une situation conjoncturelle », confie le député. Et il ajoute : « Je crois que cette situation déteint légitimement sur les réactions qu’on pense obtenir aujourd’hui.» Dès lors, le parlementaire s’interroge : « Qui devrait réagir ? » A priori, explique-t-il, lorsqu’on fait de l’opposition dans un pays, soit l’on est en contradiction avec l’idéologie. Là-dessus, le député Gildas AGONKAN a fait constater que l’idéologie n’existe pas au Bénin. Soit, il y a des concertations avérées après la présidentielle. Dans le cas d’espèce, il a juste observé que « le candidat perdant a remercié et félicité le candidat gagnant".

Le silence actuel de la classe politique peut être aussi analysé par l’absence d’échéance électorale en vue. La preuve, les législatives sont dans trois ans et les communales dans quatre ans. Par voie de conséquence, le député explique qu’il n’y a pas encore une potentielle source  de tensions politiques qui justifierait un positionnement. Pour lui, il y a un grand fossé "Entre observer, se positionner stratégiquement et dénoncer par médias opposés". Sans langue de bois, il a catégoriquement refusé de penser que tout ce qui se fait par l’exécutif est bon.

« Le peuple a fait un choix. Il a délivré un message et il faut s’en accommoder. Par ailleurs, nous sommes à sept mois de gestion du pouvoir. Au-delà de ce que nous observons, les forces politiques elles-mêmes se recherchent », témoigne le député. Il fait ainsi allusion aux "conglomérats de forces politiques" ayant travaillé pour l’élection du Président Patrice TALON et celles ayant promis de le soutenir. Interpellé à se prononcer sur la position de son parti politique, le député lâche : « La Renaissance du Bénin est sortie de l’élection présidentielle avec une sorte de déchirement. Bien avant l’élection présidentielle, la RB se recherchait déjà. Il y avait quelques crises internes qui ne militaient pas en faveur d’une cohésion réelle du parti. »

Le rééquilibrage politique doit-il alors justifier un silence radio sur tout ? La réponse du député Gildas AGONKAN est assez claire : « Au niveau de nos partis politiques au Bénin, il y a une sorte de discipline rigide.» En tant qu’individu et surtout en tant qu’élu du peuple, il a informé qu’il se contente de sa page facebook pour donner son opinion personnelle d’autant plus que "la RB ne s’est pas encore réunie depuis la présidentielle."

Justin AMOUSSOU

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