A l’occasion de la rentrée diplomatique lancée par le ministre des Affaires étrangères vendredi dernier, l’ambassadrice du Niger près le Bénin, doyenne du corps diplomatique, Sandi Abdou Sahadi, a invité la communauté internationale à augmenter les enveloppes prévues dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (Pag) en augmentant substantiellement l'aide au développement accordée au Bénin.

Belle reconnaissance qui repose sur deux piliers majeurs : la pertinence du PAG et les performances du gouvernement ces dernières années, particulièrement en matière de gouvernance. Car rarement le corps diplomatique a salué les mérites d'un gouvernement en une occasion si solennelle et de façon unanime. C'est la preuve que Patrice Talon et son gouvernement ont fait des options logiques et suivent de justes chemins. Cela devrait ramollir quelque peu la mauvaise foi ambiante et calmer l'ardeur de ceux qui, pour des raisons politiques peignent tout en noir, vilipendent leurs dirigeants et jettent la pierre à leur propre pays.
Le corps diplomatique a d'autant plus raison que son soutien au PAG intervient dans un contexte où le Bénin vient de contracter un emprunt de plus de 200 000 € sur le marché financier international, une première pour le pays. Sur ce marché international, aucun kopeck n'est accordé aux États sans qu'un certain nombre d'indicateurs de performance soit scruté et que ces indicateurs rassurent suffisamment les investisseurs. Cela va sans dire que rien ne se fait au hasard. Les résultats sont là, incontestables. Et comme pour couronner tout cela, la nature, toujours juste, a gratifié le pays d'une bonne pluviométrie qui lui permet avec près de 600 000 tonnes, d'améliorer pour la troisième année consécutive, ses performances en matière de production.
Alors où se situe le problème de ceux qui ressentent des urticaires chaque fois que le gouvernement concrétise un projet du PAG ?

Finagnon D. Adounvo