ARRÊTONS AVEC LE SUIVISME BÉAT ET POSONS EN FIN LES VRAIS PROBLÈMES

Énième sanction arbitraire, démesurée de la Haac contre les médias béninois : cas de "La nouvelle Tribune"

ARRÊTONS AVEC LE SUIVISME BÉAT ET POSONS EN FIN LES VRAIS PROBLÈMES

À ceux qui s'offusquent de ce que ma modeste personne n'est pas encore intervenue dans cette affaire de suspension du quotidien "La Nouvelle Tribune", il me plait de leur demander pourquoi moi Takou ?

Suis-je plus concerné que les autres confrères ? Je crois non! Bien au contraire. Je suis ce même renégat de cette presse dont les mêmes confrères traitaient de la sanction qui me renvoyait de la presse, interdisait définitivement mon journal de parution, de PÉDAGOGIQUE.

Mon seul mérite aujourd'hui est d'avoir survécu à cette barbarie conjointe Haac-presse grâce au droit. Si c'est à ce titre de rescapé et par conséquent plus avisé sur la question des sanctions, que je suis interpellé, je peux comprendre. Mais encore faudrait-il se donner la patience de me laisser le temps d'intégrer tous les éléments qui s'opposent.

DE MA POSITION SUR CETTE SANCTION

L'erreur que commettent les professionnels des médias a toujours été de prendre cette question de musellement de la presse au cas par cas voire même à la tête du client. Tant que ce sera comme ça, on ne parviendra jamais à se muer en un seul bloc représentatif et dur comme un roc devant l'oppresseur politique.

Il faut maintenant voir le problème dans son d'ensemble et dans sa substance afin de mieux poser le vrai problème, celui de cet excès de pouvoir de la Haac.

Si la Haac , l'institution chargée de protéger la liberté de presse pour mieux la réguler se trompe de vocation, il faut au moins travailler ensemble la main dans la main à l'obliger à ne plus se croire plus investie que l'organe chargé de sanctionner les dérives de la presse , les tribunaux.

La Haac est un organe politique dont les conseillers n'ont pas mandat constitutionnel du point de vue formation, de sanctionner. Ce privilège est dévolu aux juges. C'est pourquoi il y a ces types de confusions au niveau des décisions de la Haac .

En droit, peut-on sanctionner si au préalable il n'y a pas un document prévu par le législateur où il est établi une échelle des sanctions en fonction des fautes ou infractions commises?

Non! Et c'est le problème qui est posé à la Haac où, se réfugiant derrière une disposition vague et abjecte , les politiques nommés à la tête de cette institution pétent plus haut que leur cul.

Si il est fait obligation aux juges ceux là même à qui l'État a conféré le pouvoir de juger, un document qui établit l'échelle des sanctions en fonction des infractions, ce n'est pas à une caisse de politiciens de s'arroger arbitrairement la bêtise de sanctionner en l'absence de textes pouvant servir de bases légales à la notion de sanctionner.

Vue sous cet angle juridique, il devrait faire interdiction à la Haac en l'absence de textes appropriés , de s'offrir ce vilain luxe de prendre des sanctions. Tout au plus, elle, après examen en audition publique des dossiers, devrait les confier à la justice pour faire la part des choses au point de vue sanctions à prendre.

Curieusement , aussi bien le ministère de l'intérieur, le parquet font cette erreur monumentale d'accéder aux requêtes fort arbitraires de la Haac d'avoir à faire exécuter les sanctions qu'elle a prononcées.

Voilà le vrai combat à mener sans oublier le renforcement des instances internes de régulation . Comme dans les ordres ( médecins, pharmaciens, architectes etc.) les professionnels des médias devraient avoir à leur niveau un organe fort pour réguler l'exercice de leur profession .

Ça nous aurait évité beaucoup de bêtises dont l'une d'elles en gestion aurait trait à cette sortie d'un microbe de la presse qui, sous prétexte que la suspension de son truc n'aurait pas retenue l'attention des associations professionnelles, se préparerait à faire une sortie pour condamner le journal "Nouvelle Tribune" au profit de la Haac.

C'est le gros péché là de la presse. Le fait de ne pas pouvoir réussir l'assainissement en son sein. Une plaie qui pousse le politique à croire que lui-même peut tout se permettre contre la presse et curieusement avec la complicité des acteurs eux-mêmes.

Aussi faut-il le reconnaître, cette énième sanction intervenue contre le journal de mon doyen Vincent Folly , résulte de ce manque de volonté des professionnels des médias à prendre ensemble comme un seul homme, leur destin en mains.

Restons là à se jalouser bêtement. À travailler l'un contre l'autre en croyant que la survie de notre job dépend du politique dont notre mission première est d'éduquer et d'empêcher de disposer à son bon vouloir de ce qui ne lui appartient pas.

Moi Takou , j'ai déjà dit pour moi. Si la solidarité agissante continue d'être notre totem , je crois que des gens comme moi, certainement un peu en avance sur leur temps, feront mieux d'embrasser d'autres secteurs d'activités dans lesquelles il y a moins de sorcières au colle blanc.

Je sers déjà au maquis "Chez Kady " où mon salaire mensuel me suffit largement. Restez là à rêver de ce quelqu'un d'autre viendra faire notre bonheur.

J'ai tracé.

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