L'efficacité dans la discrétion : marque de fabrique de la rupture

Le gouvernement de la "rupture" procède progressivement à la consécration de son programme d'actions siglé PAG. Un tombereau d'investissements jalonnent les contrées de la république distillant des trésors de joies et d'espérances dans les cœurs des populations conquises par les actes de la "rupture". La fièvre du " nouveau départ" emballe le peuple.

Au tableau de chasse du compétiteur né, scintille dans le fil droit du PAG et ce depuis 2017, un projet financé par le budget national et mis en œuvre pour l'autonomisation économique des femmes au Bénin. Sur plus de 8 milliards de FCFA prévus, près de la moitié est déjà débloquée et exécutée. Une autre cagnotte de plus de 200 millions de nos francs mise à disposition en 2018 par le budget national et déjà exécuté à 92% est affectée aux personnes handicapées et aux indigents. Leurs ordonnances sont prises en charge dans les hôpitaux et les frais de formation et de scolarité des jeunes sont payés. Autre chose, au Bénin, il existe 85 centres de promotion sociale. Avant l'avènement de la "rupture", ils étaient financés à hauteur de 2 millions chacun par an pour répondre aux sollicitations des populations de leurs zones d'intervention. Depuis l'année dernière, ce budget a été doublé sur instructions du président TALON. Toujours dans la veine du social, de septembre à octobre dernier, plus de 200 millions de FCFA de microcrédits ont été octroyés à près de 3000 femmes béninoises. Sans emboucher la trompette du triomphalisme, toutes ces opérations ont été déployées sous le prisme de la discrétion. N'oublions pas la rénovation du stade Général Mathieu KEREKOU entrée dans sa phase active depuis le vendredi 2 novembre 2018 avec la remise officielle du site à l'entreprise chinoise chargée de l'exécution des travaux. D'ici novembre 2020 selon le délai contractuel, les fruits tiendront la promesse des fleurs et ce stade, vieux de 36 ans, changera de visage pour se hisser au firmament des normes internationales. Ce vendredi 2 novembre était semble-t-il prédestiné depuis les temps immémoriaux à marquer d'une pierre blanche l'épopée du PAG dans la marche du "nouveau départ". Ce vendredi donc, sur un autre front, le gouvernement faisait une importante dotation en matériels au groupement national des sapeurs pompiers. D'une valeur totale de 285 millions de FCFA imputés au budget national, ces matériels viennent à point nommé pour l'amélioration des conditions de vie des populations tributaires des conditions de travail des soldats du feu. Il y a peu, ce sont 230.175.518 FCFA d'équipements médico-techniques qui ont été mis à la disposition du CNHU-HKM par le gouvernement du président TALON dans le cadre du renforcement du plateau technique de l'hôpital de référence. Et la liste des hauts faits d'arme du gouvernement sur le champ de bataille du social ne sera pas exhaustive.


Des galons glanés par la " rupture" sans une once de fanfaronnade et qui autant, auraient été pour d'autres acteurs, le catalyseur d'un tapage médiatique exubérant. TALON insuffle à l'action gouvernementale, les précieuses valeurs de la réussite dans la discrétion. "Le bien ne fait pas du bruit et le bruit ne fait pas du bien" dit-on. Et "quand les actes parlent, les paroles se taisent" enseigne le sage. Une chose est sûre, les prochaines législatives se profilent comme une aubaine pour ajouter du crédit à l'ingénierie de la "rupture" au baromètre du réajustement du paysage politique national.


Disons-le derechef, tout ça sans tapage, loin de la sérénade des temps reculés par l'histoire où la moindre pose de première pierre suffisait à elle seule pour manier la dithyrambe au point de vous faire tomber en pâmoison. C'est ainsi qu'on eût une panoplie de Pose de premières pierres de chantiers jonchant campagnes et hameaux dont la suite ne dépassera malheureusement pas les confins des rêvasseries ubuesques accouchées dans la rhétorique stérile d'un pouvoir encombrant et envahissant. La boutade de "yinwè" pour montrer qu'on a le ciboulot venait corroborer la thèse du nombrilisme avec sa fumeuse pointe de mégalomanie pompeusement célébrés au sommet de l'État.
La "rupture" ne veut pas s'accommoder de ces élucubrations mélodramatiques qui ont maculé la gouvernance du prince d'hier. Elle a passé un coup de chiffon sur l'ardoise, replié les rétroviseurs. Elle préfère la méthode plus opératoire de l'efficacité dans la discrétion. Le fameux "bondinini", dérivé de la locution " je vais bondir " déboulée par le roi en courroux, véritable pathologie de l'histoire, a laissé place à un discours beaucoup plus raisonné, pondéré, persuasif et apaisant dans la parole présidentielle.


Mais, l'opposition retranchée dans sa bulle ne peut que voir par le petit bout de sa lorgnette hiératique.
2019 approche avec les législatives. Et la "rupture" est en passe de s'offrir le scalp de la majorité parlementaire. Son efficacité dans la discrétion et l'autorité charismatique du chef de l'État, son guide inspirateur, fonctionnent ici comme des éléments facilitateurs.

Boris FATONDJI

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