Les huit Commissions Permanentes du Conseil municipal de Cotonou et leurs présidents sont désormais connus

Au terme de la troisième et dernière journée de la deuxième session ordinaire du Conseil Municipal qui s’est tenue du mercredi 22 au vendredi 24 juin 2016, messieurs Martial HOUNNOU, Tirbuce AHOUANVOEKE, Apollinaire YANVI, Alexandre SOHOU et Isaac DA-SYLVA ont été respectivement élus Présidents des commissions, infrastructures, équipements et transports ; Sécurité urbaine ; planification, études et développement local ; assainissement, hygiène et salubrité et équipements marchands.

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Sylvestre ADOGNIBO : Luc ATROPO a perdu la majorité à Bohicon

Depuis quelques jours, il y a une sorte de scission au sein du conseil municipal contre Luc Atrokpo, comment cela se passe-t-il ?

Le maire de Bohicon, monsieur Luc atrokpo avait une majorité confortable de 17 conseillers sur les 25. Et peu avant les élections présidentielles, il en a perdu 5 qui l’ont quitté pour aller soutenir le candidat Talon, celui qu’il a juré mettre en déroute. Donc s’il y a eu scission, c’est au sein de sa formation politique, la Renaissance du Bénin. En ce qui me concerne, je fais partie des autres conseillers non RB. Et nous n’avons jamais été d'accord avec le maire Atrokpo et sa majorité. nous constituons une minorité forte et bien représentative au sein du Conseil communal.

Que reprochez-vous concrètement à ce Maire, pourtant ovationné au plan communal et national ?

Je crois que dès l’entame de ce conseil communal, nous autres conseillers de la minorité forte avions toujours crié haut et fort que la ville a été mal gérée.  C’était notre thème privilégié de campagne et une fois au sein du conseil, on s’est rendu compte que la situation était pire que ce qu’on imaginait. La gestion de la ville est calamiteuse, sous fond de propagande agressive. Aucune règle de gestion n’est appliquée à la Mairie de Bohicon à l'ère de la gestion axée sur les résultats. La gestion est si calamiteuse que les rares documents de planifications existant sont cachés aux conseillers. A l’heure actuelle, à mi exercice 2016, aucun Conseiller de Bohicon n’a le document du budget communal de l'exercice en cours. Il a été voté en décembre sous réserve des amendements du Conseil et a disparu. Normalement la version finale du budget voté devrait être mis à la disposition de tous les conseillers pour vérification de conformité et suivi, puis transmis au Préfet pour approbation avant d’être mis en exécution. Mais ce budget est exécuté déja à moitié sans qu’aucun conseiller n’ait vu la couleur et ceci; sans qu’un Plan de Travail Annuel (PTA) ni Plan Annuel d’Investissement (PAI) ne soient validés par le Conseil . Le Plan annuel de passation des marchés n’est pas présenté au Conseil avant d’être opérationnel. Je me demande même si les organes de passation des marchés publics existent et si les procédures sont respectées. Certainement que le Maire les garde secrètes. Toujours est-il qu’après 10 mois, je n’ai connaissance d’aucune Cellule de Contrôle de Passation des Marchés Publics, encore moins du Secrétariat de la PersonneResponsable des Marchés Publics.

Voila tant d’outils et d’organes de gestion qui n’ont pas droit de cité dans la gestion de la commune de Bohicon. Or c’est le point de départ pour une bonne gestion.

La ville de Bohicon ne fait par exemple aucune réalisation sur fonds propres, on attend les partenaires financiers, alors que ceux-ci sont très attentifs aux réalisations sur fonds propres, qui constituent un des principaux critères d’octroi d’aide ou d’augmentation de l’aide. C’est-à-dire que plus vous investissez sur fonds propres, plus les dotations octroyées sont importantes. Le guichet unique aurait pu aider à la transparence mais le Maire ne veut pas en entendre parler. Les méthodes du maire Atrokpo sont à l’antipode du guichet unique, puisque c’est l’exécutif même qui organise à Bohicon la fuite des capitaux. Nos services marchands sont mal gérés, notamment les marchés et les gares routières. ce que nous reprochons peut se résumer en 6 points:

- Gestion cavalière, opaque et calamiteuse;
- Propagande à outrance;
- Culte de la personnalité;
- Insubordination à la tutelle;
- Mépris des conseillers qui ne sont pas de son obédience politiques;
- Violation des tests de la décentralisation.


Vous dites que le guichet unique n’arrange pas le Maire, parce que ses principes à lui sont à l’antipode du guichet unique ?

Les travaux de l’étude sur le guichet unique sont terminés depuis septembre 2015 et le rapport a été présenté au Conseil communal qui l'a validé. En principe l’exercice 2016 devait commencer par le guichet unique au grand souhait de tous les Conseillers. Mais on est en juin 2016, et pas de guichet unique. A vrai dire en prenant l’option d’expérimenter le guichet unique le Maire Atrokpo n'en savait pas exactement les implications. C’est avec le temps qu’il s’est rendu compte qu’il pourrait bloquer l’évasion fiscale savamment orchestrée par ses soins. Et très rapidement notre fameuse étude sur le guichet unique est rangé au placard.

En réalité, en termes de gestion de nos unités marchandes, bref de nos ressources propres, le maire Atrokpo est l'incarnation de gabegie. Et ça, ceux qui le voient à la télé faire son show médiatique ne le savent pas.  Sur la question je suis prêt pour un débat contradictoire avec lui-même.

La ville est en ébullition, les populations sont fatiguées des dérives du conseil communal, craignez-vous une aggravation jusqu’à la chute possible du maire ?

Je voudrais rectifier quelque chose, les populations ne sont pas fatiguées des dérives du Conseil Communal, mais elles sont peut etre fatiguées des agitations du Maires et de ses colistiers.

Ce qui met aujourd’hui la ville en ébulition cest que le Maire a affiché à la face des populations sont incapacité à les gérer de facon impartiale face aux problèmes de société. même au sein du Conseil communal, il n’arrive pas à insuffler un climat de convivialité. Il a toujours dirigé par la rue et les médias. aujourd’hui la rue se retourne contre lui parce qu'il est découvert. Et il ne reste que les médias qui sont maintenues par le cordon que nous connaissons tous, monsieur le journaliste.

Présentement c’est son immixion dans l’organisation syndicale des acteurs des gares routières de Bohicon qui met en ébulition la ville. Parcequ’on ne veut pas gérer dans la transparence on force le passage pour contrôler les organisations syndicales. Les syndicats devraient normalement être indépendants, mais le maire Atrokpo y à insérer le népotisme et ne favorise que ses valets. il a fallu pour des raisons politiques que monsieur GANSE soit écarté de la gestion de la gare pour que les choses soient tirées au claire. ctuellement il y a un renouvellement de bureau d’une structure syndicale que le Maire veut contrôler à tout prix. Le Premier Adjoint au Maire et le SG sont mis aux ordres et s’ingèrent de façon honteuse dans une organisation civile dont ils ne sont pas membres. je pense que c’est soit par méconnaissance de la loi de 1901, soit une aliénation à servir son mentor.

Nous autres de la minorité, nous sommes aussi des élus, nous avons aussi de comptes à rendre à nos électeurs, donc nous devons prendre nos responsabilités en indiquant les meilleures voies au Maire; et s’il refuse d’emprunter ces voies, comme à son habitude, on avisera. Nous, notre priorité c’est de satisfaire les attentes des populations et surtout de les défendre. Oui, nos populations sont dépassées, il faille que nous volions à leur secours.

Quel est votre combat en tant qu’élu, même de la minorité…

Depuis juillet 2015, nous nous battons pour que les choses changent. Les débats sont houleux même si au finish, le Maire accepte tout au conseil mais ne met rien en exécution. Imaginez-vous par exemple qu’on a jamais eu des PV de sessions. En dix mois, je n’ai jamais eu un PV de session mais quand je pose le problème, on me promet d’y veiller mais jamais. Aucun Conseiller n’a le règlement intérieur à la date d’aujourd’hui. On s’est sois même donné ces règlements, et on ne les a pas en copie pour les respecter. Le Secrétaire Général, au lieu de l’occuper à rendre plus performante  l’administration communale, est plus utilisé à régler les problèmes politiques du Maire. J’ai demandé au Maire et au Secrétaire Général d’y veiller pour corriger, mais rien n’y fi.

je voudrais vous rassurer que nous sommes à l’écoute de nos populations et portons au Conseil communal leurs problèmes et préoccupations. Nous allons intensifier le contrôle de l’exécutif qu’est le Maire en lui réclamant trimestriellement, désormais un compte-rendu plus exaustif de ses activités et des fonds engagés et ordonnancés. Nous allons ainsi assurer le contrôle démocratique et rendre compte régulièrement aux populations.

Nous allons aider le Préfet à jouer son rôle de tutelle en lui écrivant régulièrement pour dénoncer les dérives du Maire. Nous allons travailler à libérer aussi la presse locale pour qu’elle se mette véritablement aux service de la communauté et non du Maire seul.

Un mot aux populations en colère ?

Les populations de Bohicon ont porté leurs choix sur nous pour qu’on les aide en retour à vivre décemment au sein de notre collectivité territoriale qui regorge quand-même d'énormes potentialités économiques. Mais hélas leurs attentes sont dissipées par des personnes malveillantes. je voudrais les calmer et les rassurer de  l’engagement des conseillers dits minoritaires dont je fais partie, afin de parer au plus pressant. Qu’elles soient rassurées que nous ferions tout ce qui est en notre pouvoir pour que la ville de Bohicon soit libérée des mains des usurpateurs.

Propos recueillis par Léonel EBO.

Une si difficile renaissance

Sclérosée et affaiblie depuis la dernière élection présidentielle, la Renaissance du Bénin(Rb) prospecte d’éventuelles possibilités pour renaître de ses cendres. Mais en dépit de la volonté affichée de son président pour relever le parti, la mission s’annonce très difficile. En dehors du désamour des militants, il doit surmonter une vive contestation au sein du noyau familial.

 Son prestige ne dépasse pas son grand nom et celui du très charisme premier président de l’ère démocratique béninois Nicéphore Soglo qui en est d’ailleurs le président d’honneur. En dehors de ça, pas grand-chose à tirer du palmarès de ce parti. En dehors de l’exception de 2006 avec l’élection de Boni Yayi, il n’a jamais pu porter –en alliance ou seul- un président au pouvoir. En 1996 et 2001, son candidat a perdu devant Mathieu Kérékou. En 2011 et 2016, chaque fois en alliance, ses candidats respectifs que sont Me Adrien Houngbédji et Lionel Zinsou ont échoué chacun avec diverses fortunes. Le premier battu au premier tour par un Ko que la mémoire collective n’oubliera pas de si tôt. Le second au second tour après un front de presque tous les autres candidats contre lui. Au sein du parti, l’ardeur des plus convaincus a fini par s’émousser au fil des ans pour laisser place au désenchantement. Nous sommes un parti de « looser » ont fini par comprendre beaucoup qui ont pris leurs jambes à leurs cous. A chaque fois, le parti donne l’impression d’emprunter le chemin contraire à celui voulu par ses militants et ses sympathisants. En 2011, Boni Yayi avait fait un très bon score dans les fiefs de la Rb dans le Zou, l’Atlantique et le Littoral bien que Houngbédji ait tenu le haut du pavé. En 2016, Patrice Talon a carrément siphonné tout son électorat laissant des miettes au candidat désigné du parti Lionel Zinsou. Au fil des années, on a noté ce désamour des populations pour la cause du parti. Le parti en est presque habitué et semble s’y complaire dans ce cycle d’échec quinquennal. Certes, le parti a réalisé aux législatives de 1999 un score mémorable avec 27 députés. Depuis, plus rien. Aux différentes élections législatives, son score varie entre six et neuf députés.

Prendre le chemin de l’espoir

Aujourd’hui, le parti doit gérer un passif lourd. Après l’échec de son candidat Lionel Zinsou à la présidentielle de 2016, le parti est contraint une fois encore à faire l’opposition pendant cinq ans. Une telle posture, selon les analyses de certains, risque de faire évaporer les derniers militants qui sont restés fidèles. Entre resté crânement dans l’opposition ou choisir honteusement de rejoindre la majorité présidentielle comme l’a fait le Prd, les responsables du parti sont dans l’embarras. Entre 2011 et 2016, le parti a fait l’expérience de rejoindre Boni Yayi et de participer à l’action gouvernementale mais cette option n’a pas été trop bénéfique au parti qui a perdu des plumes à cause des choix hasardeux de ces maîtres. C’est pourquoi il doit beaucoup réfléchir avant de prendre une décision cette fois-ci. C’est fort de cela que le parti projette d’organiser dans les mois à venir un congrès de refondation pour repartir sur de nouvelles bases. Seulement, il y a des équations difficiles à résoudre avant cela. Il faut d’abord redonner confiance aux militants tous déçus par le choix opéré par le bureau politique du parti. Mais là n’est pas le plus dur. Selon des sources concordantes, le management de Lehady Soglo a déçu plusieurs faucons du parti qui n’excluent plus le retour de son frère cadet Ganiou. Ce dernier exclu du parti, travaillerait actuellement pour rallier à sa cause beaucoup certains déçus et se pose en alternative crédible à son grand frère. La position du leader charismatique Nicéphore Soglo ne serait pas aussi loin de celle- là qui prône un changement à la tête du parti. Mais le président n’entend pas les choses de ses oreilles. Pas question pour lui de céder la place à son frère, il penche beaucoup plus pour sa réintégration et celle de ses lieutenants à qui il consentirait à confier quelques postes de responsabilité. Beaucoup d’autres figures de proue du parti proposent de confier les rênes du parti à une personnalité qui n’est pas de la famille. Plusieurs parmi eux se penchent sur la personne de Abraham Zinzindohoué qui, selon eux, réussirait à coller les morceaux de ce parti. A voir les divergences internes au sein du parti, on a des raisons de croire que la Rb n’est pas si vivante qu’elle le proclame dans son slogan.

Congrès extraordinaire du PRD,discours de Léhady Soglo

«…La Renaissance du Bénin, en coalition avec le Parti du renouveau démocratique (Prd) et les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) conforte cette idée que Lionel Zinsou est l’homme de la situation et nous pouvons déjà affirmer que nous sommes assurés de la victoire dès le premier tour… »

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