Il faut purifier la République

La probité est en train de disparaître. La morale change. Nous assistons impuissants à un déplacement de la conscience. C’est à peine si on se cache aujourd’hui de n’être point un honnête homme. De la marche verte à la prospérité partagée, la corruption s’est renforcée, consolidée et a atteint un niveau de maturité reconnu par la communauté internationale : des sociétés fictives, des actionnaires fantômes, des décaissements fantaisistes et des marchés attribués à des morts.

Plusieurs rapports estiment que sous Yayi Boni, environ 372 milliards de FCFA (estimations optimistes) ont été détournés ou dilapidés d’une manière ou d’une autre. On peut citer pêle-mêle CENSAD (4,6 milliards) Maria Gleta (45 milliards), ICC services (150 milliards), siège assemblée nationale (14 milliards), eau potable (3 milliards), machine agricole (5 milliards); l’affaire PVI (130 milliards). Ils ont tout volé, grugé dans toutes les sphères économiques, privé des milliers de Béninois de leur droit légitime d’avoir une vie d’être humain. Maintenant, on pousse la bassesse jusqu’à siphonner l’argent destiné à l’eau potable pour les populations les plus vulnérables du pays.

Des jours après ce énième scandale, que d’aucuns ont appelé le «Watergate» à la Béninoise aucune tête n’est tombée. Les auteurs de ce détournement haut gabarit continuent vestes et costumes de ministres, véhicules de fonction à narguer le peuple béninois. Et Dieu sait qu'on a sauté des ministres ou des directeurs de sociétés pour peu que ça. Mais quand cela touche le cœur du pouvoir, les fidèles du chef de l'État, les danseurs de Tipenti, la Familia, les beaux, on se lance dans des conjectures, des enquêtes à la Nuremberg. Pendant ce temps, nos populations continueront à boire l'eau de ruissellement. Pourtant selon les statistiques de l’OMS, vingt-cinq enfants meurent chaque jour au Bénin à cause de la qualité de l’eau. Sans électricité, sans eau potable et maintenant sans carburant, le Bénin est vraiment un pays martyr. C’est les trois pôles essentiels du développement qui ont été abandonnés par le gouvernement «Yinwè». On serait sorti de guerre et ce ne serait pas pire.

Il y a-t-il quelqu’un dans le bateau? Je crois une fois encore qu'il faut tuer le Béninois pour sauver le Bénin.

Jules Djossou

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