Gouvernance à l’ère de la Rupture : Les pouvoirs des ministres et des préfets sont-ils réduits ?

Le Conseil des ministres a décidé hier de la création d’une cellule d’enregistrement et d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Selon le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, cette décision vise à renforcer la cohésion gouvernementale et assurer le suivi des actes administratifs. Il s’agira pour cette cellule d’harmoniser les actes réglementaires pris dans différents ministères et préfectures, et de vérifier leur conformité à la politique globale du gouvernement dans les secteurs pour lesquels ils sont pris.

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MADE BY PATRICE TALON

Wilfrid Léandre Hougbédji, alias wiléandre, est le directeur de la communication du gouvernement. La nomination est officielle depuis environ une semaine dans le style du silence et de la discrétion tant décriés, mais qui devient progressivement une naturelle habitude.

Pour ce choix, l'opinion reconnaîtra avec nous que Guillaume Athanase a frappé un coup.

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1 an après l’installation des conseils communaux : Quel bilan des maires à l’ère de la rupture ?

A l’ère de la rupture où les regards sont braqués sur le nouveau régime, la gouvernance locale passe entre les mailles de la reddition des comptes. Politiques ou société civile, tous semblent magnétisés par la gestion de l’homme d’affaires, devenu l’attraction nationale. Pendant que 100 jours suffisaient à faire déchaîner les passions et donner lieu à toutes sortes de gymnastiques intellectuelles pour jauger la gouvernance Talon, 12 mois sont passés sous silence à la tête des administrations locales. Loin des tintamarres contre le vent de la rupture, les maires se délectent à l’abri des regards indiscrets de leur parcelle de pouvoir. 

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La politique comme sous Yayi ???

Comme hier, la politique au 229 rime toujours avec amalgame, confusion des genres, polémique et parfois chantage permanent. Grande déception donc pour qui rêvaient d’un renouveau de l’animation de la vie publique ; et vivent très mal le fait que la politique se déroule presque exactement de la même manière que cela se faisait depuis le début du renouveau démocratique.

Les mêmes orateurs écument les médias imbus des mêmes certitudes, des mêmes déclinaisons, des mêmes compromissions et de la même arrogance. De l’origine de l’argent qui sert à agiter les esprits, personne n’en dit toujours mot. Or tout le monde avait reconnu au détours des dérives électorales d’il y a quelques mois que le système partisan a besoin d’un grand nettoyage et qu’on mettrait enfin en place un mécanisme légal de financement des activités politiques au Bénin. Mais pour le moment, c’est plutôt une autre saison politique qui s’annonce en se greffant progressivement aux précédentes entretenues par les mêmes réseaux mafieux. C’est vrai qu’il n’y a plus de meetings de remerciement, de prières de soutien ou de panneaux géants à la gloire du prince le long des avenues
(mis à part le post de ce nouveau ministre en soutien au chef de l’Etat sur facebook). Néanmoins, des partis dits du pouvoir n’hésitent pas à se proclamer dans le dessein de faire la différence avec les autres partis de la majorité. Sans oublier les activistes du présent décidés à répliquer à chaque attaque contre le gouvernement en place. Exactement
comme le faisaient ex-fous du roi et autres "jeunes turc" acquis au yayisme dans un passé récent que beaucoup de Béninois souhaitaient révolu. Allusion à cette éruption pavlovienne primaire autour des sorties médiatiques du petit neo-politicien anciennement journaliste qui s’est proposé depuis peu d’apporter une contradiction à la gouvernance
actuelle. Au risque de contrarier le besoin de nouveau départ exprimé dans les urnes en mars 2016. De la réforme du système partisan, bien malin qui peut en prédire l’issue. Le vaste chantier ouvert par le président de la République
semble avoir été rapidement pris en otage par la guéguerre autour de la question du mandat unique non renouvelable et de la polémique née à la publication du budget alloué à la commission mise sur pied à cet effet. Le financement public des partis vire visiblement à l’accessoire. Pendant ce temps, les animateurs de la vie publique ont repris du
service comme auparavant, recourant sans pudeur aux rapines amassées ça et là au cours des régimes successifs. Les méthodes en la matière n’ont presque perdu aucune ride. Les consommateurs de médias s’abreuvent toujours à la source de la communication payée et conditionnée au détriment de l’information saine et utile à la compréhension du public. Les initiés de vieille date se retrouvent plus facilement dans ce système de l’argent roi. Passée la période de doute où tout le monde redoutait l’imminence des réformes, la chienlit a repris ses droits sur la cité. Lorsqu’on voit le Directeur général des Travaux publics, Jacques Ayadji se ruer sur radio Tokpa pour promettre une riposte appropriée à la dénomination du parti de l’ancien journaliste, Léonce Houngbadji, il y a de quoi désespérer de l’avènement d’un changement des comportements sur la scène publique. Ceci dans la même logique que les échanges de petites phrases entre les anciens collègues de gouvernement Valentin Djènontin et Pascal Irenée Koukpaki.

Pire encore, avec le bras d’honneur de la galaxie Fcbe vis-à-vis du gouvernement alors qu’on s’attendait impatiemment que ces gourous répondent de leurs actes de prédation des deniers publics commis durant la décennie écoulée. A la rupture de vite se procurer l’alchimie nécessaire pour faire reculer les frontières du désespoir auprès de tous les Béninois hostiles à la perpétuation de l’ancienne pratique. L’arrogance d’auteurs d’atteinte aux libertés fondamentales, de gabegie financière, de délinquance administrative et de dérives politiciennes est un supplice supplémentaire qui s’ajoute à la misère héritée de Yindié-Yinwè.

 

A quand les nouveaux partis pour la nouvelle politique ????

Arimi Choubadé

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