L’IMPUISSANCE CHEZ L’HOMME DEMEURERA T ELLE UN SUJET TABOU ?

Il convient d’appeler chez l’homme impuissance l’impossibilité, momentanée ou permanente de réaliser des relations sexuelles compètes. En pratique, il s’agit le plus souvent de l’impossibilité de réaliser une érection complète, c'est-à-dire une érection suffisante qui permet de donner une satisfaction réciproque (partenaires dans la relation sexuelle).

Pour que cette érection puisse se produire, il faut que plusieurs conditions (physiques, biochimiques et psychologiques) soient réunies au même moment :
∙ le pénis doit être normalement développé et recevoir une irrigation suffisante par les vaisseaux sanguins et son innerversion doit n’avoir subi aucun traumatisme ou maladie ; il doit être imprégné d’une quantité suffisante d’hormones mâles (testostérone et dhydrotestostérone) ;
∙ il faut enfin des circonstances psychologiques favorables permettant une forte émotion érotique sans anxiété excessive. Défavorables celles-ci sont la cause la plus fréquente des manifestations d’impuissance momentanée, soit parce que l’anxiété, en particulier la peur de ne pas réussir une performance suffisante est trop importante.
En pratique, quand l’impuissance est d’origine psychologique, les érections sont nulles, diminuées ou trop brèves lors de tentatives de relations sexuelles, mais normales au cours de tentatives de masturbation, alors que les érections automatiques et involontaires, nocturnes ou matinales demeurent (par exemple deux ou trois fois par semaine).
L’appétit sexuel, c'est-à-dire l’envie d’avoir des rapports sexuels et la perception d’une sensation agréable à la représentation mentale de fantasmes érotiques sont conservés.
Lorsque l’impuissance est de cause vasculaire (dans le cas d’une artériosclérose par exemple) ou neurologique (certains diabètes, certaines maladies des nerfs), les érections sont diminuées ou nulles de façon à peu près constantes dans toutes les circonstances. En revanche, l’appétit est conservé, au moins au début.
Enfin, lorsqu’il s’agit d’une baisse d’efficacité des hormones mâles- situation observée chez beaucoup d’hommes au cours du vieillissement ou de façon transitoire, à tout âge dans des circonstances de stress psychologique ou physique, toutes les érections sont raréfiées ; en particulier, les érections matinales ou nocturnes involontaires ne sont plus qu’exceptionnellement observées (moins d’une fois par semaine) alors que l’absence de rapports sexuels devraient les favoriser. L’appétit sexuel est diminué et les fantasmes sexuels perdent de leur précision et leur attrait. La baisse d’efficacité des hormones mâles s’accompagne souvent d’une sensation de fatigue physique générale avec une discrète tendance dépressive.

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